Séminaire dispensé en langue française - 

  Décroiscience: les limites à l'accumulation du savoir dans un monde fini

 

English version below

Les politiques de décroissance se fixent comme objectif premier la réduction de l’empreinte environnementale de l’activité économique, et non l’augmentation du PIB. Elles sont de plus en plus reconnues, y compris par le GIEC, comme une perspective réaliste, peut-être la seule, pour tenir compte de l’existence avérée de limites planétaires. Penser une société décroissante pose plusieurs difficultés, notamment la place et le rôle de la recherche scientifique. Depuis la fin des années 1980, cette dernière est explicitement mise au service de la croissance économique, à travers la thématique de l’innovation. De plus, l’activité de recherche a elle même un impact environnemental considérable, avec par exemple des émissions de gaz à effet de serre environ dix fois supérieures à ce qu’imposerait la prise au sérieux des objectifs de Paris. Il s’en suit la conclusion logique que la recherche scientifique doit elle aussi décroître. Que faut-il arrêter ? Réduire ? Conserver ? Et par quels moyens ?

 

Docteur en biologie, Nicolas Chevassus-au-Louis est journaliste. Il est notamment l’auteur de Les briseurs de machines. De Ned Ludd à José Bové (Le Seuil, 2006), Malscience. De la fraude dans les labos (Le Seuil, 2016) et de Décroiscience( Agone, 2025).

 



Degrowth: The Limits to the Accumulation of Knowledge in a Finite World

Degrowth policies set as their primary goal the reduction of the environmental footprint of economic activity, rather than increasing GDP. They are increasingly recognized, including by the IPCC, as a realistic—perhaps the only—approach to account for the proven existence of planetary boundaries. Envisioning a degrowth society poses several challenges, notably the place and role of scientific research. Since the late 1980s, scientific research has been explicitly harnessed to serve economic growth, through the lens of innovation. Moreover, research activity itself has a considerable environmental impact, with, for example, greenhouse gas emissions roughly ten times higher than what would be required if the Paris Agreement targets were taken seriously. The logical conclusion follows that scientific research must also downsize. What should be stopped? Reduced? Preserved? And by what means?

Nicolas Chevassus-au-Louis holds a Ph.D. in biology and is a journalist. He is the author of, among other works, Les briseurs de machines. De Ned Ludd à José Bové (Le Seuil, 2006), Malscience. De la fraude dans les labos (Le Seuil, 2016) and of Décroiscience( Agone, 2025).

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